Selon le climat et le cycle des variétés, on obtient 1 à 4 récoltes par an. En climat tropical chaud, on arrive à faire généralement deux récoltes par an, parfois trois La récolte principale a lieu généralement entre les mois de décembre et de février.

En climat tempéré et en climat tropical froid (en altitude), on obtient une seule récolte par an, durant les mois de septembre et d’octobre dans l’hémisphère Nord, et durant les mois de mars et avril dans l’hémisphère Sud.

Pour des récoltes optimales, le riz réclame la combinaison de plusieurs facteurs :
- des températures clémentes

- une disponibilité suffisante en eau
- un travail minutieux.

L’importance de la chaleur n’est pourtant pas une contrainte majeure. Des températures élevées ne sont vraiment nécessaires que pendant la période de maturation (au moins 20°C pendant 25 à 40 j.)

Il existe des régions où le riz est une culture pluvial (Afrique, zones montagneuses d’Asie du Sud-Est).

 

Il existe 4 types de culture qui sont :

 

- La riziculture inondée

Le riz inondé de bas-fond est cultivé sur sol piétiné (en Afrique et Madagascar) dans des champs entourés de diguettes pouvant retenir l’eau jusqu’à une profondeur allant de 0-25 cm (eau peu profonde) à 25-50 cm (profondeur moyenne). Ces rizières non-irriguées, sont alimentées par la pluie ou par le ruissellement provenant d’un bassin local de réception, ainsi que par les transferts d’un casier à l’autre par gravité. L’utilisation d’engrais est faible.

 

La riziculture de montagne ou de plateau

 

La terre est préparée et ensemencée à sec. Les récoltes souffrent souvent du manque d’humidité et de terres généralement peu fertiles. Ainsi, les rendements que l’on obtient sont souvent très faibles.

Ce type de riziculture est présent au Brésil, à Madagascar, en Inde et en Asie du Sud-Est. En Asie, il est cultivé principalement sur les rives des fleuves lorsque les eaux se retirent à la fin de la saison des pluies. Il est également présent dans certains pays africains et latino-américains où la culture pluviale concerne plus de 50% de la surface totale consacrée au riz.

 

La riziculture irriguée

 

Le sol est préparé à l’état humide. L’eau est retenue dans les rizières par des diguettes. Avant repiquage, les graines sont pré-germées et cultivées en couches humides pendant une période variant de 9 à 14 jours à Madagascar et jusqu’à 40 à 50 jours après le semis en Asie. Ensuite, les plantules sont repiquées.

En semis direct, les graines le plus souvent pré-germées sont semées à la main à la volée en Asie ou semées sur l’eau avec semoir mécanique, ou par avion, comme aux Etats-Unis ou en Australie. On utilise aussi le semis mécanique sur sol piétiné ou sur sol sec.

Une importante fertilisation permet d’augmenter le rendement, notamment avec les variétés modernes semi-naines ou à haut potentiel de rendement .On utilise les engrais minéraux et organiques ainsi que les engrais verts.

 

 

La riziculture en eau profonde

 

La profondeur de l’eau se situe entre 1 et 5 mètres, qui provient de la crue des rivières, des lacs ou résulte de l’effet des marées près des embouchures des deltas. Elle peut être supérieure à 5 mètres, notamment au Bangladesh, ainsi que dans les deltas du Mékong, du Chao Phraya et du Niger.

Le riz est semé à la volée sur labour grossier dans des champs rarement bordés de diguettes, dans les régions où le niveau de l’eau monte rapidement après le début de la mousson.

On sème des variétés généralement traditionnelles à haute tige et feuillues, avec peu de talles. Elles s’allongent et flottent à mesure que le niveau de l’eau s’élève. On peut l’appeler riz flottant.

Les rendements sont bas principalement à cause des aléas climatiques (sécheresses et inondations) et du faible potentiel de production de cultivars traditionnels cultivés avec peu d’intrants

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