clémentine

clémentine

Les fruits d’agrumes des variétés précoces peuvent atteindre la maturité interne et un taux sucre/acide acceptable sans pour autant avoir la maturité externe (coloration de l’écorce spécifique à la variété). Cet inconvénient fait retarder la commercialisation des fruits sur le marché extérieur.
Aussi, le démarrage tardif des exportations entraîne souvent une accumulation des tonnages de plusieurs variétés durant le mois de décembre, d’où la nécessité de l’étalement de la campagne d’exportation pour une meilleure valorisation des variétés précoces.
En plus la sur-maturité ainsi que les conditions pluvieuses sévissant généralement durant l’automne, exposent les fruits des variétés précoces aux pourritures de post-récolte, notamment le Geotrichum candidum (quand les conditions climatiques lui sont favorables), se traduisant par des pertes considérables au niveau des exportations.
C’est pour toutes ces raisons que la technique du déverdissage a été très développée au Maroc particulièrement sur les fruits de clémentine.
Les paramètres du déverdissage :
Le déverdissage est la résultante de deux processus métaboliques initiés et contrôlés par des facteurs externes, en l’occurrence l’éthylène, la température et l’humidité relative de l’air. Il est donc clair que la réussite de cette opération est liée à la maîtrise de ces paramètres, en raison des dégâts qu’ils peuvent engendrer sur les fruits dans le cas d’une déviation par rapport aux niveaux requis pour le déverdissage.
L’éthylène:
c’est une hormone naturelle qui agit généralement à des faibles concentrations pour modifier le développement des fruits et légumes. Son action consiste à augmenter la perméabilité des membranes cellulaires permettant ainsi un meilleur contact entre les différentes substances intervenant dans le métabolisme.
La synthèse de ces substances est, du reste, accéléré par la présence de l’éthylène. Concernant les concentrations utilisées en éthylène, elles doivent être en équilibre avec les teneurs se trouvant à l’intérieur du fruit, celles-ci varient de 1 à 5 ppm dans l’espace intercellulaire, selon les espèces d’agrumes.